Les khmers rouges

Un groupe de résistants communistes a pris le pouvoir au Cambodge en 1975 leur nom, les Khmers rouges !
Pourquoi les Khmers rouges ? et bien le nom Khmer est le nom que l’on donne aux habitants du Cambodge, et pourquoi rouge et bien car c’est la couleur du drapeau des khmers rouges et que la couleur rouge est la couleur des communistes.
A sa tête : Pol Pot. Ses idées ? que tout le monde soit égaux du coup il tua tous les intellectuels ainsi que leur famille (enfants compris) il tua aussi les moines et tous les gens de religions.
Pendant notre séjour à Battambang nous avons eu la chance de rencontrer quelqu’un (Samol) qui parlait Français et qui avait vécu pendant cette période.
Au début il travaillait pour les Khmers rouges car il n’avait pas le choix (c’était une question de vie ou de mort) il n’avait pas de salaire et ne survivait que grace à un petit bol de riz et un verre d’eau par jour.

Il n’avait aucune liaison avec sa femme et ses enfants et ne pouvait les voir que tous les 6 mois. Les rares moments où ils se voyaient, il ne devait pas parler de ce qui se passait dans leur pays car ils étaient en permanence surveillé par des Khmers Rouges. Et si ils disaient ne serait-ce qu’un mot concernant ce qu’il se passait, ils seraient sans doute tués.

En 1977, Samol qui a alors 24 ans décide de s’enfuir sans sa famille car il ne pouvait pas leur dire. Il traversa la frontière pour aller en Thaïlande avec une 20aine d’autres hommes. Ils survivent dans la jungle pendant 18 jours, en buvant le jus qu’il y a dans les lianes et en mangeant des feuilles. Ils ne marchaient pas le jour de peur de se faire repérer et donc marchaient la nuit en s’orientant grace aux étoiles. Ils se faisaient des chaussures grace à l’écorce des arbres et aux lianes.

Enfin Samol arrive en Thaïlande (sans papier, sans argent, avec juste ses chaussures de fortune et ses vêtements tout déchirés) mais se fait attraper à la frontière par la police Thaïlandaise qui l’emmène dans un camps de réfugiés cambodgiens. Dans le camp, on lui annonce qu’il a le droit d’aller dans un autre pays d’accueil : Canada, France, Australie, Etats Unis,… Au début il refuse car il espère encore revoir sa famille qui est restée au Cambodge (il espérait les sauver) mais à cause du régime des Khmers Rouges, il s’aperçoit qu’il n’y a aucun moyen de les aider. Après 1 an et demi au camp, il s’inscrit sur la liste des départs : au hasard, son nom est choisi pour aller en France, à Paris.

En France, il reçoit des papiers pour avoir une vraie identité et commence sa vie de parisien dans un tout petit appartement. A la fin du régime des Khmers Rouges, en 1979, il découvre que sa femme est morte de maladie et que ses fils ont été assassinés par les Khmers Rouges.

En 1982, il rencontre Sarann (une cambodgienne qui vit à Paris) et décide de se remarier. Au Cambodge, les Khmers Rouges ne sont plus au pouvoir mais ils sont toujours présents. Le mouvement a réellement cessé d’exister en 1999, c’est à dire il y à peine 20 ans…

Le lendemain nous visitons une grotte où les Khmers rouges balançaient les corps des gens qu’ils avaient tué ou torturé qui succombaient à la chute de 20m.

Sur la dernière photo, on voit quelques ossements retrouvés dans la grotte mais au total il y a eu plus de 10 000 corps balancés dans ce trou qui débouche sur la grotte que nous avons visité.

Robin
Bellet

7 commentaires sur “Les khmers rouges

  1. Tu vois Rob jusqu’où peut aller la bétise et la méchanceté des hommes endoctrinés par des théories malsaines.
    Merci malgré tout pour ce topo qui rappelle à nos mémoires de bien vilaines photos de tous jeunes enfants fiers de leurs « explois sanguinaires ».
    Bonne continuation de votre périple.

    Aimé par 1 personne

    1. Merci Robin. Je vois que tu as été touché et très intéressé par ce témoignage ! Cela me permet de mesurer à quel point votre voyage et le contact avec la population vous ouvrent des horizons nouveaux et enrichissants…!

      Aimé par 1 personne

      1. C’est vrai que nous sommes parfois en contact avec les habitants, mais c’était la première fois que nous parlions aussi vite mais ce qui nous a aidé c’est qu’il parlait français car il habite à Paris.
        Robin

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