La fin d’une parenthèse

Voilà, notre voyage se termine, il nous reste à rentrer… D’un côté nous sommes ravis de retrouver nos amis, nos familles, notre liberté individuelle et d’un autre nous sommes un peu déboussolés.

Lorsque nous sommes partis il y a 6 mois, ce voyage semblait iréel. C’est la même sensation qui m’habite aujourd’hui à la veille de mon retour : rentrer en France me semble tout autant improbable.

Dur de savoir ce que nous a apporté ce périple… certainement beaucoup de choses mais il nous faudra du temps de digestion pour que notre regard s’éclaire sur ce que nous avons vécu. Ce qui est sûr c’est que nous n’avons aucun regret et aucun remord bien au contraire. Ce voyage nous a tous enrichi, il a aussi renforcé notre famille, nous nous sommes tous redécouverts les uns et les autres. 6 mois en huis clos, ponctués de belles rencontres, ça laisse forcément des séquelles ! 🙂

Le rewind en images du voyage :

Merci à tous pour vos commentaires, ils nous ont accompagné et nous nous sommes toujours sentis avec vous tous, nos amis, nos familles.

A bientôt pour parler de vous, de nous, de la terre…
Notre souhait maintenant : réouvrir rapidement une autre parenthèse. Et vous ?

PS : merci Alain de venir nous chercher à l’aéroport, tu nous oublies pas hein !

Les vacances ! … Enfin 😉

Voilà que nous sommes partis depuis 6 mois, alors vous me direz mais c’est quoi ce titre à la noix (de Grenoble) ?!

Oui, mais depuis 5 mois, nous sommes en voyage et pas en vacances : on arpente les pays, on cherche comment rejoindre tel ou tel point, où dormir, où manger, comment se faire comprendre, on planifie, on organise, on négocie… en gros nous voyageons avec des moments plus ou moins confortables, ponctués d’incertitudes, de malaises et d’autres en osmose avec les gens, le pays, les ambiances.

Nous arrivons à la fin de notre voyage et les parents de Jeanne nous ont rejoint pour nous accompagner sur la fin de notre périple afin que l’on profite encore à fond de ces derniers instants.

Le ton est donné : place à la mer et à la découverte des îles autour de Flores ! Avant leur arrivée, avec Jeanne on s’occupe d’organiser cette fin de voyage dans cet objectif de vacances touristiques.

Première étape, XPirates dont vous avez déjà eu un aperçu. Nous avons eu la chance de partir en trip avec eux pour aller découvrir les dragons de Komodo. Lors de cette excursion, Ariane aura eu la chance de réaliser son rêve : nager avec les tortues ! (elle vous en parle ICI). Robin comme à son habitude s’est fait des copains : l’équipage du bateau 😉

Le camp de base et l’équipe de XPirates est au top ! Ils sont très pros. Lors des sorties en plongée et en snorkeling, on se sent en sécurité et très bien accompagné (merci Jules et merci Adam !). Ils connaissent parfaitement le secteur. J’ai eu aussi l’occasion de courir pour faire le tour de l’île : c’est sauvage et beau, j’ai même croisé un cousin du dragon de Komodo, cela m’a bien fait peur.😳

Deuxième étape : croisière de 2 jours avec Osiana Alo afin de continuer les plongées en snorkeling et de nager avec les tortues, on aura même l’occasion de les toucher et Ariane … ha oui elle doit vous raconter. 😉

L’équipe Osiana Alo nous a accueilli sur le bateau avec beaucoup de gentillesse. Les repas étaient excellents, seul le guide de snorkeling n’était pas au niveau de Adam du team XPirates. Mais ils ont tout fait pour répondre à notre souhait de découverte de spots de snorkeling et ça a été très réussi !

Dernière étape sur une « île de Rêve »: Le Pirate. Séjour dans une carte postale vivante, superbes bungalows, une équipe aux petits soins, top repas et apéros, bref la grande vie ! Le snorkeling était très beau avec beaucoup de poissons, nous avons même pu voir des « petites » tortues.
Mais voilà, pour être honnête, 2 jours au pardis ça suffit car, vous me connaissez, j’ai vite fait de tourner en rond. Ces 2 jours étaient parfaits car ils nous ont permis de finir notre voyage et nos vacances en beauté. Mais le besoin d’un peu d’aventure nous permet de quitter cette île sans « trop » de difficultés.

Lors de notre voyage, nous avons goûté à toutes les facettes du voyage et grâce à Manou et Bon Papa, nous nous sommes autorisés cette vie de pachas sur les 15 derniers jours. Sans eux nous n’aurions jamais osé goûter à ce type de séjour et nous serions passé à côté d’une excellente expérience. J’avoue que l’océan apporte beaucoup de plaisirs que ce soit dans les activités bateau snorkeling plongée, dans les rencontres avec les indonésiens, dans les rythmes, le bercement du bateau, les couchés de soleil onctueux.
Aller j’avoue, je peux le dire : moi le montagnard, j’aime beaucoup l’océan !

Souvent les derniers jours de voyage, je suis dans l’attente de mon retour et tourne un peu en rond. Pour une fois j’ai vécu mon voyage pleinement, jusqu’à la dernière journée.

PS : un petit mot de Jeanne : « IDEM pour moi ;-). Merci papa, merci maman !! »

Plus de mots …

Voila une semaine que nous sommes pris dans une tourmente, les émotions sont intenses comme rarement. Nous montagnards pure souche tombons amoureux de l’océan de ses paysages, ses odeurs, ses couleurs, sa faune aquatique … des mots raisonnent jusqu’à nos rêves : tortues, requins, banc de poissons, coraux ….

Notre camp de base se situe au milieu des Komodos sur une petite île dans un campement XPirates voir l’article d’Ariane, simple confortable, ….  Une bonne adresse xpiratesdivecamp.com

Nous profitons des derniers jours de notre périple avec les parents de Jeanne, ils nous ont rejoint il y a une semaine pour nous accompagner lors de cette dernière étape. Grand bien leur à pris car ici tout le monde en profites : Balade, snorkling, plongée, apéro, sieste …

Voici quelques photos de nos excursions dans l’île, nos errances sur la plage, nos soirées au couché du soleil, nos excursions sur d’autres îles, nos préparatifs pour les plongées voir l’article de Robin

Hélas je n’arrive pas à décrire ce que je ressens … alors je profites simplement et savoure le mieux que je peux cette chance d’être là en famille et de partager ces moments uniques. 🙂😋

 

On the road of Ruteng

Aujourd’hui c’est la dernière journée où nous pourrons rouler en scooter, nous allons en profiter pour nous faire un beau petit tour dans la campagne de Ruteng !

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Première étape, Liang Bua (« la grotte froide »), c’est ici que les chercheurs ont découvert une nouvelle branche de l’évolution de l’humanité, d’ailleurs je me demande si je ne suis pas originaire de Florès : en effet ils les ont surnommé les « hobbits de Florès » car leur taille n’exédait pas 110 cm 😉

Notre deuxième étape ce sont les chutes d’eau de Tengu Lese : malgré une route un peu longue mais magnifique, le détour vaut vraiment le coup. Outre l’aspect esthétique du coin (sorte de petit paradis remplis de riziéres surplombées d’un plateau duquel surgie et se jette cette puissante cascade), les habitants sont adorables.

Dans chaque petits villages que nous traversons, les enfants crient « Hello mister ! Hello miss » et nous tapent dans les mains que nous leur tendons au passage, tout en continuant à rouler : c’est le grand jeu ! 😊

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Nous sommes arrivés après avoir fait 2-3 km de motocross avec le scooter et un pneu à plat (et oui encore). Un jeune du coin me propose de ramener le scooter au village le plus proche pour le réparer le temps que nous fassions la balade. Moi, je suis de nature confiante voir très confiante, je lui dis « ok pas de problème, je te donne des sous, les clef du scooter, et en plus je te laisse toutes nos fringues ». Je suis comme ça moi, généreux…

Nous partons faire la balade avec 3 jeunes qui nous guident et nous font découvrir le coin. Pendant notre magnifique promenade je me dis que je suis peut être un peu « con » parce que là je lui ai tout donné, il manque juste ma cb et mon passeport.

Le tour vaut vraiment le coup, lorsque nous arrivons au pied de la cascade : ça décoiffe !

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Le retour sur le bord des canaux au milieu des rizières est très ludique à partir du moment où on ne glisse pas (c’est un peu haut), car sinon on risque de rejoindre les ossements du hobbit au musée du coin.

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Nous voila donc de retour aprés notre joli petit tour et je vais bientôt savoir si j’ai eu raison ou non de faire confiance… à peine arrivée je cherche et je vois mon scooter réparé avec le gars qui me donne les clefs : « ouf ». Il m’explique que la réparation a été un peu plus chère que prévu, (genre 2 euros au lieu d’1), évidement je lui réponds qu’il n’y pas de problème et surtout merci beaucoup.

Dans tous les cas, c’est un coin à visiter, surtout si vous aimez les petites routes qui tortillent !

Le volcan caché Le Ranakha

Nous sommes resté 4 jours sur Ruteng pour profiter de l’ambiance de la ville et de la beauté des environs.

Avec Robin nous sommes allés faire l’ascension du mont Ranakha Volcan dont la dernière éruption remonte à 1987.

Pour ça nous nous sommes levés à 6h du matin afin de partir à la fraiche sous un soleil encore limpide.

Nous avons donc gravis cette belle montagne sur un ancien chemin goudronné envahit par la végétation, il est encore possible de passer avec le scooter mais certaines parties sont bien détruites par le ravinement. Après 1h30 de marche et 1000 m de dénivelé nous voila arrivés au sommet. Nous l’attendions avec impatience car le long de la montée la vue était magnifique et on devinait bien le volcan avec quelques fumées qui semblaient s’échapper des éboulis.

Hélas le chemin débouche sur une église « moderne » abandonnée style les anciens établissements de St Hilaire pour ceux qui connaissent. Bref, on fait le tour, on cherche un chemin qui continue, on grimpe sur des rochers, sur un ancien pilone mais rien… On se retrouve sur un sommet à coté du volcan avec une végétation qui nous empêche de voir quoi que se soit, c’est trop dommage ! tant pis on aura fait une chouette balade.

Sacré touriste !

Lors de voyage touristique, il y a une expression qui revient souvent… Le contraste !

Des émotions, des ambiances, des envies, des besoins, des paysages …

Il y a deux jours, nous avons quitté Lombok pour Flores, nous sommes passés du scooter à l’avion. Ce coup ci, c’est un avion à hélices d’une compagnie indonésienne qui n’a pas le droit de vol en Europe et aux États-Unis. Autant dire que nous étions pas forcément très détendus en embarquant 😵

Après ce moment crispé, nous arrivons sur Labuanbajo, ville portuaire aux ambiances méditerranéennes qui contraste radicalement avec Lombok.

Conseillés par Jimmy, le patron de notre Danke Lodge (qui nous fait le taxi gratuitement à droite et à gauche), nous nous sommes offert le luxe d’une petite pose dans un resto avec piscine ambiance «la classe».

Après deux jours passés dans cette ville animée, nous avons pris la direction du centre de l’île et des montagnes : direction Ruteng ! Tout de suite l’ambiance change, les paysages alternent entre relief tourmenté recouvert de jungle et grandes plaines tapissées de rizières.

Nous sommes tous les quatres un peu fatigués lorsqu’on arrive à Ruteng, les habitants et notamment les étudiants, sont vraiment sympas, ils nous donnent même l’impression d’être des stars du showbiz. En effet, les étudiants de l’école de tourisme ont pour mission de parler avec les touristes afin de pratiquer l’anglais. Histoire de valider leurs échanges, ils nous demandent d’être pris en photo avec nous et de signer des autographes. Le moral est regonflé à bloc et les kilomètres de routes tortueuses vite oubliés.

Pour finir notre journée, l’orage éclate et des trombes d’eaux s’abattent sur la ville, le moral retombe… le restaurant où nous avions prévu de manger est fermé, le proprio fête la première communion de sa fille. Pas le temps de tergiverser, il nous invite à partager le repas festif en l’honneur de cet évènement. On en revient pas de la gentillesse des gens : le moral remonte en flèche !

Mais c’est aujourd’hui où le mot contraste prend toute sa force. Cela fait quelques temps que nous vivons tout les quatres les uns sur les autres à temps complet. Avec la fatigue nous manquons parfois de patience, c’était mon cas aujourd’hui. Ce matin, nous prenons la route pour visiter de magnifiques rizières en forme de toile d’araignée. Arrivés sur place, nous grimpons la colline avec chacun un peu de rancoeur envers les autres, tous préoccupés par nos petits soucis personnels. Arrivé en haut de la colline le spectacle est grandiose …

Mais en me retournant de l’autre côté, j’aperçois l’autre face de notre monde : d’un côté les touristes qui admirent le paysage (en faisant la gueule), et de l’autre des gamins en train de trimer dans une carrière. Retour les pieds sur terre, l’envie de comprendre comment ils vivent me pousse à descendre les voir. Très vite je me rends compte de ma bêtise, de notre bêtise, de la chance de faire partis des humains les plus chanceux de la planète, alors pourquoi nous nous prenons la tête pour rien ? J’ai eu honte de moi…

En tous cas, ils ont bien rigolé en me voyant débarquer avec mon appareil photo et mes 2 mots d’indonésien. De ce que j’ai compris on pourrait le résumer comme ça : les enfants travaillent le matin et vont à l’école l’après midi. Ils ont 15 ans et comme ils le disent « ils sont forts, normal ils n’ont pas le choix ».

En tous cas, tous ces contrastes ça me remue plus que prévu, finalement les vacances ça ne repose pas…. Et voilà que je me remets à me plaindre 🙂 sacré touriste !😉

Le hasard fait bien les choses 🙂🌴

He oui c’est le dernier jour, demain nous quittons Lombok pour Flores.
Voici les dernières photos que j’ai pu prendre lors de nos sorties plages. Jeanne malheureusement n’a pas pu venir avec nous, empêchée par des « petits » bobos.

Encore une fois cette destination nous a beaucoup plu, les paysages sont contrastés, les habitants accueillants et très souriant. L’île est globalement très propre et cerise sur le gâteau ça vole ! Bagus, le moniteur local est très sympa mais malheureusement nous n’avons pas trouvé de voile pour moi…

Nous sommes venu ici un peu par hasard, les vols pour rejoindre Flores partant soit de Bali soit de Lombok. On ne voulait pas aller à Bali et du coup nous avons eu la chance de découvrir Lombok. Vive le hasard !

Ambiance rizières au pied du volcan

Nous venons de passer trois jours au pied du Rinjani, volcan dont le sommet culmine à 3200 m. Il est fermé depuis les tremblements de terre de juillet et août 2018, d’ailleurs quand on parcourt la région on voit encore les séquelles des secousses.

Le tourisme au départ du trek pour l’ascension du sommet à totalement périclité et actuellement les régions qui misaient sur ce trek touristique se trouvent en plus dans une crise économique.

Le coin ou nous séjournons vie de l’agriculture et les paysages sont splendides. Nous avons eu la chance de faire une belle rando familliale dont voici les photos. La beauté des paysages et le sourire des gens tranchent radicalement avec le traumatisme vécu il y a à peine 10 mois.

Il y a quelques grands singes noirs dans les arbres et plein de petits singes gris au bord de la route :


Merci au « Hakiki Inn » où nous avons passé un excellent séjour !

 

De l’autre coté du beau miroir

Hé oui, un blog de voyageurs cela fait toujours rêver avec ses belles photos, les beaux récits, mais dans la vraie vie de notre famille de nomades, il y a aussi des côtés moins sympathiques mais qui font le charme du voyage.

Avertissement : ne lisez pas cet article si vous avez un projet et que vous hésitez à partir à l’autre bout du monde 😉

Dans la rubrique déchets, vous l’aurez compris si vous avez suivi notre blog, en Asie et surtout au Laos et au Cambodge, il y a du plastique partout, cela fait vraiment peur et a l’avantage de nous faire prendre conscience sans filtre que notre avenir est menacé par ce problème.

Dans la catégorie bobologie qui font flipper, depuis que nous sommes au Cambodge la moindre blessure à tendance à s’infecter. Robin a malheureusement la tendance au grattage frénétique des boutons de moustique (et oui, il y en !) et cela fait bientôt trois semaines que ses boutons se sont transformés en petites plaies pas très sympathiques. Ne vous inquiétez pas : nous avons trouvé un pommade antibio depuis 3 jours et les plaies sont bientôt toutes refermées y compris la blessure qu’il s’était faite à Koh Kood (presque 1 mois pour guérir).


Jeanne a eu sa dose aussi avec une irritation de la cornée à Luang Prabang, la poussière plus les lentilles ne font pas bon ménage. Aprés 4 jours alitée, elle a recouvré la vue…

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A la ferme, nous avons foulé au pied de la balle de riz et les pieds de Jeanne ont été entaillés de micros coupures (c’était pour la bonne cause !) qui se sont également infectées mais c’était moins spéctaculaire que Robin.
Idem pour moi et je me retrouve obligé de mettre de belles chaussettes avec mes sandales : la classe !
Et Ariane … plein de petites douleurs mais avec elle cela dure entre 1 et 2 heures pas plus 😉

Bref la santé c’est précieux et les enfants apprennent à prendre soin d’eux.

Dans la catégorie transport, il n’est pas rare d’attendre sur une route en plein cagnard un car qui nous propose des petits tabourets dans le couloir le temps de faire le trajet (3 heures). Des Tuk Tuk bondés où il faut se faire sa place dans le sourire …
On apprend à être patient et à s’accommoder de l’inconfort pour mieux apprécier nos compagnons de voyage.
Mais les transports sont globalement plutot très confortables et les trajets pas compliqués.

Nous avons eu aussi quelques petites crevaisons mais il y a toujours un garage pas loin pour réparer.


Dans la catégorie hébergements, en gros il faut faire copain-copain avec les insectes, comme les moustiques, les cafards, et d’autre de types inconnus. Le côté sympa c’est qu’on apprend beaucoup sur la vie de ces espèces méconnues 🙂
On se rend compte aussi que chez nous quand on dit « c’est sale, il faut faire le ménage », ben finalement on a encore pas mal de marge…

Dans la rubrique faune et flore, là pas grand chose à dire sauf pour les chiens qui nous aboient dessus de nuit comme de jour, voir qui me courent après quand je passe à coté lors de mes périples matinaux. Sinon nous avons eu la chance de croiser quelques serpents et seul Robin n’en a pas croisé et n’a pas pu voir si son traitement anti phobie avait fonctionné. Au Laos, attention aussi aux éléphants qui croisent votre route !

Dans la catégorie « plan loose » du type on va se faire un petit resto mais ce jour là il est fermé et il n’y a plus rien d’ouvert. Ou alors, on va aller visiter une belle plage et quand on arrive on s’aperçoit que tout le monde n’a pas la même idée de belle plage et c’est plutôt du type fiesta avec comme invité le plastique.
Là on apprend que nous sommes tous différent et tant mieux.


Pour compléter, et je pense que ce ne sont pas les enfants qui me contradirons, même en voyage il y a des temps de travail dit « petits jeux autour des connaissances scolaires » (je n’ai pas trouvé de formulation plus diplomate). En général, cela peut se faire à peu près n’importe où, sauf en cas de GRAAANDE fatigue…

En tout cas, vive le changement et l’inconfort ça évite de s’endormir dans son quotidien !

Viste matinale des marais salants

Ce matin j’ouvre l’oeil il n’est pas encore 6 heures, la température est pour l’instant juste en dessous de 30 degrés, et nous avons encore les scooters, tout me pousse à déserter mon lit pour aller m’offrir une visite en égoiste des marais salants de Kampot.

 

Me voilà donc chevauchant mon fidèle destrier prêt à aller affronter l’enfer du bitume et l’arridité des pistes sous un soleil pourtant encore inoffensif à cette heure matinale.

Au fil du hasard j’ai la chance de rencontrer les pécheurs qui rentrent au port et qui vont vendre leur poisson au marché.

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Plus loin, je devine les marais salants et au gré du labyrinthe des parcelles, je tombe sur des paludiers qui font remonter la fleur de sel.


Sur le retour, je découvre une famille qui commence sa récolte et qui par leurs sourires m’invitent à m’arrêter. Il est 7 heures et le soleil commence à taper, le travail dans les marais devient de plus en plus dur, je me sens un peu ridicule de les prendre en photo alors qu’ils triment …

Ici tout le monde bosse sauf les touristes, pourtant nous n’avons pas l’air plus heureux.

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En effet de retour à la guest house, je suis obligé de suporter les remarques acerbes d’un groupe à propos du confort du logement et de la « bouffe ».
Pour moi ce contraste de problème qui oppose ceux qui se battent pour vivre et ceux qui ne supportent pas « l’eau froide de la douche » (environ 30 degrés vu la température ambiante) commence à me mettre en colère car la proximité géographique renforce la sensation d’inégalité et me mettent mal à l’aise.
En effet depuis un moment je me rends compte que ce qui nous nourrit, outre la nourriture, c’est le sens que l’on donne à notre vie à nos actions : ici le sens c’est travailler pour vivre, alors que pour nous autres touristes c’est comment réussir ses vacances…  Mais cela fera l’objet d’un autre article si je trouve l’inspiration.

Je reprends la route …